Faiblesse ou avantage déloyal ?

Aujourd’hui j’ai envie de te partager une histoire que mon pote Florian Morata a utilisé pour faire passer le message à une très bonne amie à moi.

C’est l’histoire de Léa, une petite fille de 10 ans qui décide de se lancer dans le judo, alors qu’elle n’a pas de bras gauche, de naissance.
Sa mère l’inscrit tout de même à un cours de judo. Au bout de 3 mois, la Léa se débrouillant bien avec la première prise, elle ne comprend pas pourquoi son prof ne lui en apprend pas d’autres.
 
« Maître ! » dit enfin Léa, « Ne devrais-je pas apprendre d’autres prises ? »
 
« C’est la seule dont tu auras besoin » répond son prof.
 
Ne comprenant pas trop, mais faisant confiance à son professeur, la jeune fille continua de s’entraîner avec cette unique prise.

Plusieurs mois plus tard, le prof emmène son élève à son premier tournoi.
 A sa propre surprise, Léa vaincu ses deux premiers adversaires sans effort. Le troisième match s’avéra plus difficile, mais après quelques minutes, son adversaire devint impatient et chargea. Elle vaincu en utilisant habilement son unique prise. Épaté par son succès, celle-ci était maintenant en finale.
 
Cette fois, son adversaire était plus grand, plus fort et plus expérimenté. Pendant un moment, Léa ne semblait pas faire le poids. Inquiet que la jeune fille ne soit blessée, l’arbitre voulut mettre fin au match. Il était sur le point de le faire quand le prof intervint :
« Non » insista le prof. « Laissez-les continuer »

Peu de temps après que le match reprit, l’adversaire de Léa fit une erreur fatale : il baissa sa garde. Immédiatement, la jeune fille utilisa sa prise et le cloua au sol. Elle gagna le match et le tournoi. Elle était maintenant championne.

Sur le chemin du retour, Léa demanda à son prof « Maître, comment j’ai fait pour gagner le tournoi avec une seule prise ? »

« Tu as gagné pour deux raisons » répondit le prof. « D’abord, tu as pratiquement maîtrisé une des plus difficiles projections du judo. Ensuite, la seule défense contre cette prise, c’est d’attraper ton bras gauche »
La morale de cette histoire est double :
    1- D’abord, ce qui semble être un évident handicap aux yeux de tous peut devenir non pas seulement une force, mais carrément un avantage déloyal, imbattable.
    2- Et ensuite, il suffit de savoir faire une seule petite chose à la perfection pour triompher. Peu importe qu’on soit nul dans toutes les autres.
Je pense que tu vois où je veux en venir maintenant.
Je veux en effet te montrer que ce que tu considères comme tes faiblesses, sont, non pas seulement des forces, mais des avantages déloyaux, pour lesquels tu as beaucoup de chance, et dont tu devrais être fière.

As tu en tête une chose que tu considère comme une faiblesse mais qui est en fait un avantage déloyal?

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