Antho

Si seulement j’avais su ce que je vais vous dire dans ce livre quand j’ai commencé il y a 5 ans alors que j’étais parti pour travailler 2 ans aux USA. Mais à l’époque j’avais tout faux.

Une enfance difficile

Enfant et ado, j’étais plutôt gras, très mal dans ma peau, je pensais vraiment que cela ne servait à rien pour moi de faire du sport ni de manger bien car de toute façon c’était dans ma nature d’être comme ça….Le mec qui était toujours le dernier à être choisi en sport pour faire partie de l’équipe? C’était moi ! (J’étais même choisi après les filles !).

J’ai grandi dans une famille où le sport n’existait pas, et la malbouffe était la seule source de calories. De temps à autre, des haricots pour seuls légumes arrivaient comme par magie sur la table. Sinon c’était gâteaux, frites, aliments panés, sucre et beurre… 90% de  mon alimentation !

(En quelque sorte l’antithèse de ce qu’est ce programme.)


J’ai longtemps souffert de voir ma mère en mauvaise santé

Ma mère a longtemps été obèse…130 kilos pour 1m56. IMC de 50 alors qu’un IMC de 35 est déjà considéré comme de l’obésité. Ça me faisait mal de la voir prisonnière d’un corps qui l’empêchait de vivre pleinement sa vie. Après 60 ans d’une vie de malbouffe et de manque de sport… Que faire ? J’ai voulu l’aider, je l’ai suppliée de faire des efforts, elle n’écoutait pas. Victime d’habitudes et de choix mauvais, son dernier recours a été de tenter une opération de type “bypass” Gastrique : on lui a réduit l’estomac pour accélérer la sensation de satiété, et coupé une partie de l’intestin grêle pour limiter la capacité du corps à absorber les calories. Je n’aimais pas ce choix mais … trop tard. Et puis, je n’avais pas les mots peut-être, à l’époque, pour la persuader. Et on ne peut aider que les gens qui veulent être aidés. “On peut amener le cheval à la rivière, on ne peut pas le forcer à boire”.

Mon père quant à lui m’a montré l’exemple à ne pas suivre

Mon père, quant à lui, est décédé du fait de n’avoir pas assez fait attention à sa santé. Pas seulement sur le plan de la nutrition en particulier, mais de façon générale. 

Voilà pourquoi je suis aussi “obsédé” par la santé, la nutrition, le sport. Mon enfance a créé en moi un besoin incessant de chercher la meilleure façon de ne pas reproduire ce schéma. J’ai cherché à tout comprendre et à tout mettre en pratique quant à la santé et à l’esthétique physique. J’ai vu des gens que j’aimais se pourrir la santé car ils ne faisaient pas les bons choix et n’avaient pas les bonnes habitudes, et je veux fuir cette mentalité. Et qu’on ne vienne pas me parler de « liberté ». Oui chacun est libre de faire ses propres choix, mais peut-on parler de liberté quand on devient prisonnier du dysfonctionnement de son corps ? Je vois, au contraire, la discipline comme une source de liberté. 

La santé est un choix

La santé est un choix, pas une fatalité! Tel est mon crédo. Si je peux aider ne serait-ce qu’une seule personne qui lira ce livre à ne pas tomber malade, à vivre plus longtemps ou à se sentir mieux dans son corps en reprenant confiance, alors je dormirai tranquillement et j’aurai eu un impact positif sur cette terre. Telle est ma mission dans la vie. Je vois trop de gens qui n’osent pas, ne savent pas, se sentent jugés ou simplement abandonnent.

Le pire c’est qu’il est quasi certain que je me fais bien plus plaisir que mes parents pour ce qui est de la nourriture que je mange. Je découvre et je savoure des repas bien plus riches en saveur que les repas “graisseux” de mon enfance. Et cela ne m’empêche pas pour autant de me faire plaisir de temps en temps et de manger une sucrerie. L’essentiel étant de faire les bons choix 80% du temps et de s’assurer que les 20% du temps restant, on limite la casse. La nourriture est un des plaisirs de la vie et il est hors de question pour moi de me priver à vie de pains au chocolat, de gâteaux, de bon vin, ou de tout autre plat que j’aime. Tout programme de nutrition doit devenir un style de vie, un « lifestyle » intégré car si on doit dire adieu à tout ce qui nous plaît, alors la vie ne vaut pas d’être vécue.

Une bonne méthode fonctionne, peu importe ta génétique

Aujourd’hui beaucoup de personnes raisonnent de la façon suivante. « Pourquoi me priver de dessert, car de toute façon, je n’arrive pas à perdre du ventre, alors autant me faire plaisir ». Ou encore « A quoi bon faire de la musculation ? De toute façon, je n’ai pas de muscle ! ». Le problème c’est qu’en pensant comme ça, on prend le problème à l’envers… On part d’un faux constat et on réalise les actions qui aggravent le problème.

Il y a un problème d’état d’esprit et de compréhension des principes de la perte de poids et de construction musculaire. On pense souvent, manquer de motivation, et c’est parfois le cas, mais bien souvent c’est l’approche qui n’est pas bonne.