Nico

Des débuts plutôt jeune

La première fois que j’ai touché un haltère j’avais 18 ans et j’habitais au Brésil. Cela remonte donc à bientôt 11 ans. Et contrairement à Anthony je n’ai pas un passé qui m’a particulièrement poussé à vouloir être en bonne santé et à améliorer mon physique. Non. Moi, comme sûrement 90% d’entre vous, j’avais juste envie d’être fit pour avoir un joli corps, me sentir bien dans ma peau, et bien entendu plaire aux filles. Et vous savez-quoi ? C’est OK. Y’a aucune honte à vouloir ça. On n’a pas forcément besoin d’être torturé psychologiquement pour faire du sport ou d’avoir une raison hautement spirituelle. 

Le problème c’est qu’en 12 ans de pratique, j’ai arrêté et recommencé un paquet de fois. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie, et c’est très cool, mais en même temps dès que j’avais acquis une routine avec une salle de musculation et des potes dans le même délire que moi, il était déjà temps de changer de ville ou de pays. Et à chaque fois recommençait un cycle de plusieurs mois sans vraiment m’entraîner, à devoir m’adapter à la nourriture et à une nouvelle langue, d’autres habitudes … Et à perdre tout ou partie de mes gainzzzzs. (Pour ceux qui ne connaissent pas le délire, « gains » ou « gainzzzz » veut dire prise de muscle en anglais) 

L’action est plus forte que l’information

J’ai lu énormément de livres de nutrition et de musculation de pas mal de  pays et dans pas mal de langues (oui j’en parle plusieurs). Le problème c’est que même si j’y ai vu tous les bons conseils, j’ai aussi pu lire tout … et son contraire. Et parfois trop d’informations peut déboucher sur l’inertie : « on est paralysé à force de trop réfléchir ». J’attendais toujours la bonne méthode, le nouveau livre, le bon moment pour m’y mettre sérieusement. Un peu à l’opposé de la philosophie de l’action qui dit que « Fait est mieux que Parfait ». Du coup j’avais du mal à mettre en application tous les concepts car j’avais un peu l’excuse de me dire qu’il y avait peut-être une meilleure méthode et qu’il valait mieux lire un peu plus plutôt que d’essayer à 100% une façon de faire… 

Une bonne base

Le point positif c’est que j’avais une énorme base théorique, le point négatif c’est que je n’avais pas le corps que je désirais même s’il était à ma portée. 

Contrairement à Anthony, j’ai eu la chance de manger plutôt correctement grâce à mes parents. Je n’ai jamais été gros. Au contraire, plutôt maigre et sec en grandissant. En revanche, j’ai commencé à manger un peu plus mal avec les années, juste parce que je ne prenais pas le temps de me faire bien à manger (la vie d’étudiant et de junior au boulot). 

En 2012, je m’y mets vraiment

Durant l’année 2012, alors que je travaillais à Londres dans une banque anglo-saxonne, j’ai repris l’entraînement de façon un peu plus sérieuse. 

Un beau jour de janvier 2013, j’ai rencontré Anthony dans une salle de sport à Paris et on est tout de suite devenus amis car on partageait le même programme. Un programme basé sur la force. On le suivait tous les deux depuis quelques mois et on avait plus ou moins le même physique. Voyez les photos.